Harriet Tubman, une enfance en esclavage

Harriet Tubman vit le jour vers 1820 sous le nom d’Araminta Ross, de parents esclaves ashantis et dès l’âge de 5 ans (voire  avant), elle aide les servantes à différentes tâches domestiques. Elle se retrouve un plus tard au travail dans les champs de coton où elle apprend à résister aux coups de fouets et aux insultes. A l’âge de 12 ans, elle a le front cabossé par un poids en fer d’un kilo qu’un contremaître blanc lui avait balancé au visage, parce qu’elle refusait de collaborer pour châtier un esclave coupable de fuite.

Fuir à tout prix

C’est donc le front cabossé et sujette à de  très nombreux étourdissements qu’Harriet Tubman entre dans la vie. Elle n’attire pas beaucoup les hommes, mais avec la logique esclavagiste de l’époque on la marie à un noir affranchi du nom de John Tubman. Quand en 1849, elle apprend que son maître envisage de la revendre avec un autre lot d’esclaves à un marchand de nègres en route vers le Sud, elle ne songe plus qu’à une seule chose : FUIR.

La fuite

Son mari ne voulant pas fuir avec elle, ell se prépare donc seule à fuir, et c’est ainsi qu’un soir échappant à toute surveillance, elle s’enfuit en direction du Nord avec d’autres esclaves. Elle dût user de mille et une ruses pour rejoindre ce qu’il est convenu d’appeler maintenant « le chemin de fer souterrain » ou « underground RailRoad » qui lui permit d’atteindre enfin la Pennsylvanie où les noirs disposaient d’un peu plus de liberté. Elle se trouva un emploi de blanchisseuse, mais l’idée que ses parents étaient encore esclaves l’empêchait de jouir pleinement de sa nouvelle liberté.

La libératrice

Elle apprit le fonctionnement du chemin de fer souterrain, travailla d’arrache pied pour réunir l’argent de sa future expédition avec en tête le rêve de libérer toute sa famille (père, mère, sœur, frère).  Quand elle eut en main la somme nécessaire à son voyage, elle mit des habits d’hommes et entreprit son long voyage vers le Sud pour aller chercher les siens. Elle arriva à persuader sa sœur et sa belle-sœur de repartir avec elle. De maisons clandestines en cachettes secrètes, elle ramena tout le monde à Philadelphie. 10 années  commencent alors, où Harriet Tubman effectuera régulièrement cette traversée en tant que conductrice de l’Underground RailRoad, pour ramener ses parents septuagénaires, des membres de sa famille et quelques 300 personnes qu’elle arrachera à la servitude sans en perdre aucun.

Techniques de fuite

La tête d’Harriet Tubman fut rapidement mise à prix pour la somme exhorbitante de 40000 dollars. C’est ainsi qu’elle fut surnommée « Moïse » en référence à Moïse qui fit sortir les enfants d’Israël de la servitude d’Egypte.

Quand lors de ces périlleuses traversées un fugitif voulait abandonner, la menace d’un pistolet sur la tempe l’en dissuadait bien vite, et il reprenait rapidement le chemin de la liberté car Harriet Tubman savait que la moindre trahison pouvait mettre en péril des dizaines de vies. Elle avait coutume de  leur dire : « Vous serez libres ou morts ».

Une vie bien remplie

Toute sa vie fut consacrée à la défense et au bien-être des ses frères noirs :

  • libération d’esclaves
  • espionne pour l’armée de l’Union
  • création de maisons de retraite
  • création d’écoles pour les enfants des anciens esclaves du Sud
  • infirmière pendant la guerre de Sécession….

Harriet Tubman quitta cette terre en 1913, auréolée de la gloire qui accompagne les femmes exceptionnelles, les femmes de légende pour entrer dans l’histoire africaine et celle de leurs descendants.

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