Les anciens Egyptiens, des Nègres

Selon Cheikh Anta Diop, l’auteur de Nations règles et culture, les Ethiopiens et les Egyptiens étaient des Nègres comme tous les autres naturels de l’Afrique et ce sont eux qui ont civilisé le monde. Dans ses écrits, Hérodote affirme que les Egyptiens sont noirs et qu’ils ont les cheveux crépus (Euterpe II, 104). Pour sa part, Diodore de Sicile relève le fait qu’aux dires des Ethiopiens, les Egyptiens sont une de leurs colonies qui fut menée en Egypte par Osiris. Ils ajoutent que l’écriture a pris naissance en Ethiopie. En résumé, les anciens Egyptiens appartenaient à une race africaine (Négre) qui d’abord établie en Ethiopie est venue s’installer en Egypte en suivant le cours du Nil. Par la suite, la Grèce a pris à l’Egypte tous les éléments de sa civilisation, jusqu’au culte des dieux.

L’histoire falsifiée

Au 18e siècle, en pleine période esclavagiste, Volney reconnaissait de bonne foi que c’est à cette race d’hommes noirs que l’Europe doit ses arts, ses sciences et même l’usage de la parole. Malheureusement, dans les temps modernes, l’histoire a été falsifiée. On a feint d’ignorer que la couleur « rouge- sombre » des anciens Egyptiens était un attribut traditionnel de la race noire et petit à petit on a réussi à détruire dans tous les esprits le souvenir d’une Egypte Nègre. L’origine Abyssinienne des premières tribus qui peuplèrent l’Egypte est devenue un mythe et on s’est efforcé de retrouver chez les coptes –qui sont le résultat du mélange confus de toutes les nations qui ont dominé sur l’Egypte- les traits principaux de la vieille race. Les dépositions très édifiantes des Grecs sur l’antériorité de l’Ethiopie par rapport à l’Egypte ont été jetées dans les oubliettes de l’Histoire de telle sorte que plus personne ne se souvienne de l’époque où « Jupiter visitait la sainte Ethiopie » (Homère. Iliade 1,423).

Les dieux des anciens Egyptiens étaient noirs

Et pourtant, même les dieux d’Egypte étaient noirs ! Par exemple, Osiris était un Dieu Ani, c’est-à-dire un Anou(Nubien/Ethiopien):un représentant de la première race Nègre ayant occupé l’Egypte. Pareillement, le Dieu Thot, qui fut le dieu de l’écriture était un Anou. Les Textes des Pyramides et le livre des Morts, qui relèvent des Anou, appartiennent donc à la littérature Nègre. C.A. Diop note de surcroit que les noirs étaient aussi en Elam et que dans l’épopée de Gilgamesh, poème Babylonien, le père d’Ishtar s’appelle « Anu » comme Osiris. Enfin, il semble souscrire à l’opinion d’un historien latin stipulant que les Juifs sont d’origine éthiopienne. La circoncision, qui est une pratique essentielle de leur religion, existait en effet en Afrique dès la Préhistoire( Les anciens Egyptiens et les Ethiopiens en particulier la pratiquaient depuis la nuit des temps) .

Illustration du caractère nègre des anciens Egyptiens

Pour illustrer tous ces propos sur le caractère Nègre de l’Egypte ancienne, C.A. Diop a publié un livre intitulé « l’Antiquité africaine par l’image ». On y voit des représentations d’époque des premiers pharaons de l’Histoire : NARMER (3300 av. J-C) DJEZER (2778) CHEOPS (2600), bâtisseurs des célèbres pyramides de Gizeh. L’image comparative du casque pharaonique de Ramsès Il et de la coiffure d’un toutsi actuel ne laisse planer aucun doute sur la race authentique des Pharaons. Quant aux portraits très colorés de MENTOUHOTEP 1er et de NÉFERTARI, ils confirment avec force la négritude des anciens Egyptiens.

Le nègre barbare : une invention européenne

L’idée du Négre barbare est par conséquent une invention européenne relativement récente cherchant à justifier la Traite des Noirs. En réalité, tous les systèmes scientifiques et philosophiques grecs ont eu l’Afrique pour Berceau. Pythagore, Thalès, Platon… ont tous été des élèves des Egyptiens et à proprement parler, il n’existe pas de « miracle grec ».Pythagore est resté en Egypte pendant 22 ans, de 558 à 536 av. J-C. Platon y est resté de 399 à 387 av. J.-C… C’est par conséquent là-bas, aux pieds des prêtres égyptiens, qu’ils ont puisé le savoir qui a fait leur gloire. L’Egypte pharaonique qui a été leur institutrice pendant si longtemps fait partie du patrimoine du Monde Noir. Elle est elle-même fille de l’Ethiopie. Et « dans sa façon d’écrire, sa culture et sa façon de penser, l’Egypte était africaine ». Telles sont les conclusions du Colloque du Caire en 1974 où les thèses de C.A. Diop se sont imposées au monde scientifique contemporain. Néanmoins, la désafricanisation des noms des pharaons ne facilite pas la prise en compte de ces conclusions par la grande foule quand on sait que « MENA » est devenu Ménès, «KHOUFOU» Cheops, « MENKAOURE» Mykérinos…

Conclusion

Il faudrait aussi rendre aux Africains ce qui appartient aux Africains en cessant d’employer des expressions telles que « Théorème de Thalès », « Théorème de Pythagore »,… pour désigner des concepts mathématiques nés en Afrique bien avant l’arrivée de ces Grecs au pays de Cham (KEMET). Le hold-up de l’Egypte ancienne, arrachée et isolée de son univers négro-africain, doit cesser.

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